Sodis : une méthode de traitement de l’eau par le soleil

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Sites de l’action Siège social des instituts initiateurs du procédé : Suisse. Sites de l’action : pays du Sud.
Enjeux et objectifs Un milliard d’individus n’ont pas accès à une eau salubre et 2,6 milliards ne bénéficient pas d’un système d’assainissement adéquat. L’eau insalubre est par ailleurs la deuxième cause de mortalité infantile (source : Rapport mondial sur le développement humain 2006).
L’objectif de l’initiative est de réduire la mortalité liée à la consommation des eaux insalubres et de faciliter l’accès à l’eau potable.
Actions et modalités Découvert par hasard dans les années 80 par Aftim Acra, un scientifique libanais, le système de désinfection de l’eau par irradiation solaire (Sodis) est une méthode simple et peu coûteuse d’assainissement de l’eau, qui ne nécessite pas d’équipement particulier. Elle a été validée en laboratoire en 2001 par deux partenaires suisses, l’Eawag (Institut fédéral suisse pour l’aménagement, l’épuration et la protection des eaux) et la Sandec (la division Eau et assainissement dans les pays en développement de l’Eawag), après dix ans de recherches. Technique reconnue par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en 2001, le traitement Sodis ne recquiert qu’une simple bouteille en polyéthylène théréphthalate (PET), type bouteille d’eau minérale, et de l’eau hygiéniquement non saine mais relativement claire (d’une turbidité inférieure à 30 Unt). Le procédé à suivre ensuite est rudimentaire :
– Laver la bouteille si c’est un premier emploi.
– La remplir aux trois quarts d’eau, puis la secouer pendant 20 secondes
– Finir de la remplir
– Une fois le bouchon vissé, coucher la bouteille au soleil (la placer sur un support métallique accélère le processus), pendant 6 heures (ou deux jours consécutifs si le temps est couvert).
Les rayons solaires désinfectent l’eau par deux mécanismes synergiques : la radiation à un spectre solaire UV-A combinée à une température élevée de l’eau détruit les bactéries responsables des maladies diarrhéiques. Et l’eau ainsi assainie ne voit pas son goût altéré, contrairement à une eau bouillie par exemple.
Pour diffuser cette technique, l’Eawag et la Sandec passent par les organisations présentes localement dans les pays ciblés. Elles mettent également en place depuis quelques années des centres régionaux pour être au plus près des populations. La Fondation Sodis est déjà présente à Cochabamba (Bolivie).
Résultats La méthode Sodis permet d’éliminer 99,99 % des virus et bactéries générateurs de maladies diarrhéiques présents dans une eau hygiéniquement non saine.
En 2007 la technique est diffusée dans 26 pays, principalement en Amérique latine et en Asie, mais aussi en Afrique où la sensibilisation est plus récente. Selon des estimations, 2 millions de personnes utiliseraient ce procédé. Et les maladies diarrhéiques liées à la consommation d’une eau insalubre ont diminué de moitié dans les zones sensibilisées.
Zoom Les difficultés d’approvisionnement en bouteilles PET neuves constituent un frein important dans la diffusion de la technique Sodis. Pour pallier ce problème, l’Ewag et la Sandec mettent en place des systèmes de ravitaillement en bouteilles depuis les villes vers les provinces. L’objectif est de rendre les populations autonomes dans leur collecte.
Nom Valérie Cavin
Fonction Responsable de projet Sodis en Afrique de l’Ouest
Téléphone +41 44 823 51 94
e-Mail valerie.cavin@eawag.ch
Adresse postale Eawag – Water and Sanitation in Developing Countries (Sandec) –
Ueberlandstrasse 133 – 8600 Duebendorf (Suisse)
Site web www.sodis.ch, www.sandec.ch, www.eawag.ch

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