Sam Rainsy appelle à la tenue de nouvelles élections

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Le député de l’opposition tient son cheval de bataille, la fraude électorale. Ce mercredi matin, il a invité tous ceux qui n’ont pas pu déposer leur bulletin dans l’urne à venir au siège de son parti pour témoigner. Il en a profité pour annoncer que les députés de son parti ont déposé une plainte contre le Comité national électoral. Et qu’il demande la tenue d’un nouveau scrutin dans tout le pays.

Devant quelques centaines de personnes debout sous la pluie, des hommes et des femmes se sont succédé au micro, aux côté d’un Sam Rainsy visiblement satisfait, qui ne s’est pas privé d’intervenir régulièrement pour fustiger les élections. Une femme aux cheveux gris explique que dans sa famille, « sur sept personnes en âge de voter, seuls deux ont pu le faire ». Un homme portant une casquette bleue, visiblement ému de parler devant la foule, exprime son désarroi face à ce scrutin qu’il qualifie de « faux ». L’un des observateur du PSR, exhibant son badge vert raconte que son nom ne figurait même pas sur la liste. Et les exemples se sont multipliés à l’envie.

Actes punis par la loi

Au début de son intervention, Sam Rainsy, très en verve, en pantalon noir et chemise blanche, s’est étonné que les « citoyens qui ont pu voter lors des élections communales de 2007 ont vu leur nom supprimé des listes pour les législatives ». Il a insisté sur le fait que les élections n’ont pas respecté les standards internationaux mais que les « observateurs n’ont rien vu car ils sont restés à l’intérieur des bureaux de vote ».

Se faisant menaçant, il a indiqué que pour avoir utilisé massivement les formulaires 1018, qui permettent de voter à la place d’une autre personne, « les chefs de village qui ont commis de tels actes seront punis comme le prévoit la loi ».

Selon ses calculs, l’opposition aurait été privée de plus d’un million de voix. Le leader politique est même allé plus loin, « si les élections avaient été équitables, le PSR disposerait de 52 sièges et le PPC de 45 sièges ». L’opposition devrait donc être au pouvoir.

Dehors, dans les rues et les avenues alentour, des militaires, des policiers et des forces anti-émeutes étaient stationnés pour prévenir d’éventuels débordements.

Alain Ney et Nhim Sophal

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