Hun Sen règle ses comptes

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La première sortie du premier ministre en province depuis le scrutin législatif lui a donné l’occasion de critiquer ses opposants.
Hun Sen reprend ses petites habitudes : ses déplacements en province, propices à ses monologues. Il était mercredi matin à Kampong Speu. Il en a profité pour évoquer le prochain gouvernement, « un peu plus grand » que le précédent, et l’alliance avec le Funcinpec. Dans la nouvelle équipe, il a confirmé qu’un poste de vice premier ministre sera attribué à Nhiek Buncchay, secrétaire général du parti royaliste. Quatre autres responsables de la formation politique se verront confier des portefeuilles. Kol Pheng, actuel ministre de l’éducation, Veng Sereyvuth (actuel ministre de la culture), Sun Chanthol (actuel ministre des transports publics) et Nuth Sokhom (actuel ministre de la santé) occuperont, en effet, des postes de ministre d’Etat.
Passée cette énumération, Hun Sen s’en est pris à Kéo Puth Rasmey, président du Funcinpec. Son tort ? Avoir signé avec quelques autres une lettre de coalition avec le PSR, PDH et PNR, au lendemain des élections. Il ne lui offre donc aucun poste, pas même un titre d’ambassadeur. « Ni lui, ni sa femme, n’ont les connaissances internationales nécessaires pour assumer ce rôle », a-t-il ironisé.

Le chef du gouvernement n’a pas été tendre non plus avec Sam Rainsy. Revenant sur son altercation de vendredi dernier avec le chef de l’opposition, Hun Sen a révélé que le patron du PSR lui aurait demandé de lui garantir des postes de présidents et de vice-présidents de commission à l’assemblée nationale. « Pourquoi formule-t-il une telle demande alors que, dans le même temps, il conteste la validité des élections ? », s’est agacé le premier ministre. Le vice président du PPC a fermé le ban en déclarant que Norodom Ranariddh devait, selon lui, purger les deux tiers de sa peine. Le chef du PNR a été condamné à 18 mois de prison et 150 000 dollars d’amende dans une affaire d’abus de biens sociaux. Ses recours ont tous été épuisés. Actuellement en exil en Malaisie, Norodom Ranariddh chercherait, d’après Hun Sen, à l’approcher, pour lui faire parapher une demande de grâce royale. Visiblement, cette manœuvre laisse totalement froid le chef du gouvernement.

Leang Delux

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