Douala : Quatre sœurs accusées de tentative d’assassinat

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Elles auraient tenté de tuer leur oncle qu’elles accusent d’être l’auteur du décès de leurs parents.
L’affaire a défrayé la chronique à Loum, ville de résidence de Michel Tchatchou, le plaignant. Cette "affaire de famille" dont les faits remontent au 22 janvier 2006 avait été jugée au tribunal de Nkongsamba. La condamnation de 10 ans de prison pour les cinq sœurs avait été prononcée au mois de février 2007. Condamnation qui avait fait l’objet d’un appel de la part de ces dernières. Les quatre sœurs (l’une d’elles étant décédée entre temps, Joséphine Ndjuigna, Josiane Kepfeg, Louise Njamon et Catherine Yanmou), toutes âgées de plus de trente ans et résidentes à Douala, accusent leur oncle d’être l’auteur de la mort de leur parent décédé quelques années plus tôt.
Cette déclaration leur a été faite par un "marabout". "Nous sommes allées à Bamenda où notre maman nous a dit que c’est notre oncle qui est à l’origine de tous les décès qui surviennent dans la famille. Le marabout nous a demandé 400 000Fcfa pour le  »traitement » et nous a dit qu’il fallait le tuer pour qu’il n’y ait plus d’autres morts", ont soutenu dans l’ensemble les quatre sœurs pendant leur déposition.
Mardi dernier, à la Cour d’appel du Littoral à Bonanjo, cette affaire qualifiée de "tentative d’assassinat" a été portée à l’attention de la Cour dans l’espoir pour les quatre sœurs de voir leur peine réduite. Selon le plaignant, Tchatchou Michel, âgé de 75 ans, ce jour là, dimanche 22 janvier 2006, il a été surpris à 5 heures 30 minutes par la présence de deux de ses nièces.
Agression
Il sortait par la porte arrière de son domicile pour aller puiser de l’eau. "Après avoir arraché mon seau et ma serviette, elles m’ont dit qu’elles sont venues me tuer ", lance t-il. Voulant s’échapper, il a ouvert la porte centrale où les trois autres qui l’attendaient se sont jetées sur lui. " Elles m’ont fermé la bouche et les yeux. Elles m’ont par la suite fait des injections avec des seringues sur le ventre, sur les jambes et au dos ", relate le vieillard qui dit avoir par la suite perdu connaissance. " Grâce à Dieu ", souffle-t-il, il a pu trouver la force de se lever et de se rendre au commissariat où il a porté plainte avant de se rendre à l’hôpital de Njombé. Hôpital dans lequel il a séjourné du 23 janvier au 03 mars 2006. " Le Dr Ngallè Mbonjo a déclaré qu’il avait reçu un produit chimique non encore identifié ", déclare sa fille, elle aussi infirmière.
" Cette affaire ne serait pas arrivée à ce niveau si elles avaient reconnu leur tort et demandé pardon. Ce sont mes sœurs. Nous ne voulions pas qu’on en arrive là, mais elles doivent payer", déclare Dorette Kegne, la fille du vieillard, l’unique témoin de son père. Mais, pour les quatre sœurs, il n’est nullement question d’une tentative d’assassinat. " Nous étions venues pour le mettre en garde et l’informer de ce qui nous a été révélé à Bamenda. Nous ne l’avons pas violenté. Au contraire ". Pour elles, leur oncle chez qui elles se sont rendues les a poursuivies, machette à la main, en présence des témoins qui "refusent de témoigner". Ce que le président de la Cour a trouvé curieux. L’affaire a été mise en délibéré pour le 08 avril prochain.
Blaise Djouokep (Stagiaire)

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