Sénégal : L’indépendance des chercheurs préoccupe les scientifiques

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RECHERCHE EN AFRIQUE

Des institutions qui appuient la recherche influencent souvent les orientations et le choix des sujets, ce qui ne cadre pas parfois avec les besoins des pays africains. Cette question a été soulevée au Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Le directeur régional pour l’Afrique subsaharienne du Centre de recherche pour le développement international (Crdi) a visité, le 29 avril, le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Simon Carter a voulu avoir le feed-back des chercheurs sur l’Initiative think tank. Une occasion, pour le directeur administratif et financier du Cres, Jean Jacques Badji, de verser dans le compte de ce programme la formation des ressources humaines du centre. D’autres intervenants ont mentionné la création de nouveaux services, comme la communication, le recrutement de statisticiens et l’amélioration de la gestion. Toutefois, les chercheurs ont mis sur la table l’indépendance de la recherche, son orientation pour la prise en compte des préoccupations des pays africains. « L’Initiative think tank est bonne, mais il y a un gap à combler. Nous devons mener une réflexion dans ce sens. Nous ne pouvons pas gérer la recherche comme on le fait pour une demande. Nous devons faire une recherche endogène qui tient compte de nos réalités et préoccupations », a soutenu Mamadou Dansokho, chercheur associé au Cres, par ailleurs Maître de conférences à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Ucad. Cette idée a été aussi abordée par le Pr. Joseph François Cabral qui a noté les acquis enregistrés dans le cadre de ce projet. « L’Initiative think thank est bonne. Elle doit même se poursuivre. Mais, il faut un certain de degré de liberté des chercheurs », a-t-il indiqué. Le directeur exécutif du Cres, le Pr. Abdoulaye Diagne, est revenu sur le soutien que le Crdi a apporté au centre. « Le Crdi nous a permis de structurer et de renforcer nos programmes de recherche. Nous étions inquiets lorsque nous avons appris que le bureau de Dakar allait fermer. Mais les récentes visites des responsables de programmes nous rassurent. Nous souhaitons que la collaboration continue », s’est-il exprimé. Le Pr. Diagne a montré aussi comment le Cres influence les politiques dans divers domaines de la vie active. Pour preuve, il a cité le travail qui est en train de se faire dans la sous-région dans le but revoir les politiques fiscales sur le tabac, la revue des dépenses agricoles, des publications dans le secteur de l’éducation… Rappelons que le Cres mène des recherches dans divers domaines de la vie économique et sociale. Leurs résultats servent de base à la prise de décisions des autorités, aussi bien au Sénégal que dans beaucoup de pays de la sous-région. PAYS SENEGAL THEME ECONOMIE AUTEUR EUGENE KALY SOURCE LE SOLEIL

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