Kinshasa veut consolider le cadre de vie des Congolais en améliorant « le taux d’accès aux services sociaux de base d’ici 2016 »

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Online Dépêches – Publié le 2 juin 2014 – Écrit par Angelo Mobateli –

 

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a encore deux années devant lui pour réussir le pari de « consolider le cadre de vie de la population  en améliorant le taux d’accès aux services sociaux de base d’ici 2016 ».


« L’amélioration du cadre de vie des populations va reposer sur un accès amélioré aux services sociaux de base, principalement à une eau potable de bonne qualité, tant en milieu urbain que rural ; un habitat et/ou un logement décent, dans un environnement assaini et aménagé selon les règles urbanistiques modernes », ne cesse de répéter le Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

Il cite également « des prestations des soins de santé de qualité, dans des hôpitaux modernes et bien équipés ; une éducation primaire et secondaire de qualité dans des infrastructures appropriées et avec des enseignants bien formés et recyclés ainsi que des espaces de loisirs et culturels bien aménagés et équipés ».

En augmentant le taux d’accès de la population aux services sociaux de base, le gouvernement congolais espère « consolider son cadre de vie et accroître le niveau de protection sociale, afin d’améliorer les conditions sociales ». 
Réduire le taux de pauvreté

En fait, l’objectif général du gouvernement de la RDC vise « concrètement à réduire de moitié, d’ici 2016, le taux de pauvreté et atteindre, à la même échéance, la moyenne africaine du niveau de développement humain, soit 0,389 ».

« Evalué à 71%, le taux de pauvreté de la RDC reste parmi les plus élevés d’Afrique. Et l’indice de Développement Humain (IDH) est estimé à 0,239 en 2010 contre une moyenne de 0,389 pour les pays d’Afrique subsaharien », avait expliqué le Premier ministre Augustin Matata Ponya en présentant son programme devant l’Assemblée nationale, début 2012.

Dans son entendement, « le taux d’accès à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que le taux de couverture des autres services de base – tels que le logement décent, l’assainissement du milieu, l’accès aux installations sanitaires améliorés – restent encore très largement en deçà des standards africains ».

Une étude de l’Université d’Oxford, demandée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), renseigne que « 87,7% de la population en RDC vit en dessous du seuil de la pauvreté fixé à 1,25 USD par jour, près des trois quarts (74%) vivent en dessous du seuil de pauvreté multidimensionnel qui tient compte de l’accès aux soins, à la santé et à l’alimentation ».

De son côté, la Banque mondiale évalue à 71% le taux de pauvreté en RDC qu’elle place « parmi les taux plus élevés d’Afrique ».

L’Indice de développement humain (IDH) du PNUD plaçait la RDC au 186ème  rang du classement, « malgré des améliorations marquantes, une espérance vie qui est passée de 45,7 ans à 48,7 ans entre 2000 et 2012, une  durée moyenne de scolarisation de 4,4 ans à 8,5 ans ainsi qu’un revenu par habitant qui a augmenté de 237 à 319 USD par habitant et par an, soit 34,6% ».

Quoique la RDC ait « multiplié par 5 en dix ans » les dépenses des secteurs de la santé et de l’éducation et consenti des investissements « non moins importants pour accroître les capacités de fourniture d’eau et d’électricité », le Premier ministre Augustin Matata Ponya reconnaît que « des efforts importants doivent encore être faits »

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