Bénin- Mésintelligence sur le tonnage de la campagne cotonnière 2011-2012:Le mensonge de Yayi contre Talon est tombé

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C’est à la base d’un argumentaire fondé sur un supposé traficotage du tonnage de coton produit lors de la campagne cotonnière 2011-2012 que le président Yayi Boni et son gouvernement, avaient décidé de retirer le contrôle de filière coton à l’homme d’affaires Patrice Talon.
Depuis, ce gouvernement s’acharne à conduire à sa guise ladite filière pourvoyeuse de devises pour le Bénin. Mais, au fil des ans, il est une
vérité aujourd’hui que l’argumentaire développé par Yayi Boni n’était qu’un pétard mouillé. Et comment…
Quand le mensonge emprunte l’ascenseur, il est toujours rattrapé par la vérité qui a pris les escaliers. C’est exactement ce qu’il faut aujourd’hui dire de l’argumentaire développé par le gouvernement béninois et son chef pour arracher la gestion de la filière coton des mains de l’homme d’affaires Patrice Talon. Car aujourd’hui, des informations détenues par l’Institut national des statistiques et de l’analyse économique (Insae) du ministère du Plan, il est clair que Yayi Boni n’a pas usé de la vérité pour brimer Patrice Talon dans cette affaire de la filière coton. Le mensonge est passé par là. Car, de sources sûres de la Direction des statistiques et des études économiques de l’Insae, les vrais chiffres de la campagne cotonnière 2011-2012 sont ceux publiés par l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic) et Patrice Talon qui en était le président.
On se rappelle que c’est avec un tohu-bohu ayant pour effet, d’émouvoir le peuple béninois et surtout faire remonter les producteurs du coton contre Patrice Talon, que Yayi Boni et son gouvernement avaient annoncé, à grands renforts de publicité sur la TV/Yayi, que l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic) qui, dans un contrat avec l’Etat béninois gérait la filière de l’or blanc, a manipulé les résultats de l’ensemble des tonnages de coton produits par les paysans pour la campagne cotonnière de 2011-2012. En effet, pendant que l’Aic annonçait que l’ensemble des productions de la période 2011-2012 est estimé à 174.000 tonnes, Yayi Boni et son gouvernement ont récusé ce tonnage et ont annoncé que c’est plutôt 265. 000 tonnes de coton que les paysans ont produit pour cette campagne cotonnière. Alors, pour étayer son allégation, Yayi Boni et
ses sbires avec en tête à l’époque le ministre Sabaï Katè ont affirmé que les balances de pèse des sacs de coton des produits ont été traficotées par l’Aic de Patrice Talon. Ce qui conduit le gouvernement à rompre unilatéralement le contrat qui le liait à l’Aic. Par la suite, c’est une cabale qui est lancée contre l’homme d’affaires Patrice talon que le gouvernement a fait même interpellé par le Commissariat central de Cotonou dirigé, à l’époque, par un certain Louis-Philippe Houndégnon . Ce dernier qui quelques mois plus tard, avec ses narines de renifleur, détecta des produits radioactifs qui devrait assassiner Yayi Boni sur mission commandée par le sieur Talon ! Les arrêts de non-lieux du juge Angelo Houssou et du Tribunal de grande instance Paris sont là pour nous édifier sur cette nébuleuse plaisanterie de mauvais goût ; plaisanterie qui ne satisfait que les
esprits triviaux.
Les raisons étaient ailleurs
Revenant donc à la filière coton et surtout à la guéguerre créée de toutes pièces par Yayi et son gouvernement, l’argumentaire utilisé en son temps n’avait qu’un seul objectif : mettre en oeuvre un plan machiavélique pour sortir Patrice Talon de la filière et pouvoir se mettre plein les poches. C’est pourquoi, rappelons, alors que la Société de distribution d’intrants (Sdi) avait gagné le marché de fournitures d’intrants agricoles pour la campagne 2012-2013, le ministre de l’Agriculture de l’époque, Sabaï Katè a fait annuler la procédure qui était pourtant régulière. Par finir, c’est un gré à gré que le ministère de l’Agriculture a octroyé le marché de fournitures d’intrants agricoles à un de leurs coquins afin de s’assurer des
prébendes. L’argumentaire de traficotage dont on avait accusé Patrice Talon et l’Aic n’était qu’un prétexte pour atteindre un but sordide : celui de l’éjecter de la filière coton pour s’accaparer de l’activité en violation totale des dispositions constitutionnelles. En effet, lesdites dispositions voudraient que l’Etat central ne fasse pas du commerce mais, mette en place un environnement juridique propice au développement des affaires économiques quitte à en tirer les dividendes par les paiements des impôts et taxes par les hommes d’affaires. Mais comme une vérité est toujours têtue, le gouvernement de Yayi Boni bien qu’il ait réquisitionné illégalement les usines d’égrenage de coton de Patrice Talon, ne parvient toujours pas à sortir de l’auberge. Ce ne saurait en être autrement parce que ce n’est pas leur job. Seuls, ceux qui s’y connaissent peuvent bien réussir une campagne cotonnière telle que le faisait si bien l’Aic sous l’impulsion de l’homme d’affaires Patrice Talon.
Chassez le naturel…
Comme si leur forfaiture de la campagne cotonnière 2011-2012 ne suffisait pas, les manipulateurs de chiffres tapis dans l’ombre du gouvernement de Yayi s’activement toujours à faire des effets d’annonce sur les tonnages de production de coton réalisés par année.
C’est ainsi qu’ils nous avaient annoncé que la campagne cotonnière 2012-2013 devrait leur permettre en terme de prévision d’atteindre 450.000 hectares à emblaver. Mais, aussitôt, il eut un pan…pan sur leurs mains de la Direction des statistiques et des études économiques (Dsee) de l’Insae qui les ramena à la réalité. C’est-à-dire que depuis le gros mensonge d’Etat sur les chiffres de la campagne cotonnière 2012-2012, il a été mis sur pied une commission de veille sur les statistiques de la filière coton logée à la Dsee de l’Insae. C’est cette Commission qui ramena à la réalité les kpakpato (entendez : menteurs ou manipulateurs) du ministère de l’Agriculture sous l’ex égérie Fatoumatou Amadou Djibril. Elle a révélé de façon scientifique que leur chiffre annoncé d’emblavure de surfaces cultivables à hauteur de 450.000 n’était qu’une vue de l’esprit. Pour finir, ce n’est que 307.000 hectares qui ont été emblavés pour un résultat piteux. Excusez du peu ! Ce résultat ne mérite pas ici d’être révélé pour l’image du
pays déjà trop écornée par les micmacs orchestrés chaque jour par les nouveaux maîtres de la filière coton vouée à un échec patent sous leur
règne.                              Je reste Apol

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