Maroc a fui Ebola pour perdre de l’argent et de la crédibilité avec le Mondial des clubs de football 2014

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C’est l’heure des comptes au lendemain de la Coupe du monde des clubs de football, qui s’est déroulé au Maroc du 10 au 20 décembre 2014. La presse marocaine est claire : le pays organisateur a perdu de l’argent. Le journal Akhbar El Yom avance le montant de 24 millions d’euros. Cette somme dépasse les 19 millions d’euros versés par le Maroc à la Fédération internationale de football association (Fifa) en guise de caution.

Les pertes du Maroc ont été accentuées par les frais de logement et de transport des invités VIP. La saignée a été davantage provoquée par le transfert de la finale à Marrakech alors que celle-ci était initialement prévue à Rabat, la capitale. Le changement de site est dû au scandale de la mauvaise qualité de la pelouse du Complexe sportif Prince Moulay Abdallah de Rabat, alors que la rénovation de ce stade avait coûté 25 millions d’euros. Le piètre spectacle offert par le terrain du Complexe sportif Prince Moulay Abdallah lors du match opposant les Australiens de Western Sydney aux Mexicains de Cruz Azul a marqué les esprits. L’aire de jeu étant pourtant censée absorber la pluie tombée sur la ville. A la suite de ce scandale, le Roi du Maroc a suspendu le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Ouzzine, de toute activité en relation avec la compétition.

Même si la compétition a été populaire, l’engouement aurait pu être plus grand si l’équipe marocaine du Moghreb de Tétouan n’avait été éliminée dès le premier tour. A la suite de quoi, une guerre a éclaté au grand jour entre le président du club et l’entraîneur.

Les pertes financières étaient prévues, bien qu’elles aient plus importantes au finish. Le Maroc avait perdu 11 millions d’euros lors du Mondial des clubs de 2013 qu’il avait également organisé, selon le journal français Le Monde. Mais la perte de crédibilité est ce qui semble faire le plus mal, car le pays a en ligne de mire l’organisation de la grande Coupe du monde de 2026 qui reviendra à l’Afrique. Cette compétition est, de loin, plus rentable tant au plan financier que pour l’image du pays.

Eco243/Assongmo Necdem

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