Sénégal/En guerre contre les criquets: Le chef de l’Etat renonce à ses vacances

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Le chef de l’Etat a décidé de renoncer à ses vacances et de rester au Sénégal pour suivre « personnellement » l’évolution de la situation d’invasion de criquets pèlerins dans la région de Matam.

Maître Abdoulaye Wade a pris la décision de renoncer à ses vacances à cause de l’ampleur du péril acridien. Pour le chef de l’Etat, les services compétents sont déjà sur le pied de guerre suite aux instructions qu’il leur a données.

Me Abdoulaye Wade précise qu’il a été informé, samedi matin, que « des bandes de criquets s’étalant sur une quinzaine de kilomètres ont été localisées dans la région de Matam. Heureusement que des mesures étaient déjà prises pour les combattre ». Le chef de l’Etat avait prévu de passer, à compter de mardi prochain, une dizaine de jours de vacances à Sao Tomé et Principe.

« Un général ne déclare pas la guerre pour ensuite aller en vacances », a dit le président Wade qui avait présidé, vendredi, un Conseil présidentiel consacré au péril acridien. A cette occasion, il a révélé que le Sénégal consacrera 1,2 milliard de francs CFA pour lutter contre le fléau, ajoutant qu’il faut en vérité cinq milliards de francs CFA pour combattre les criquets.

« Nous préférons que nos partenaires nous apportent les produits, les instruments et les équipements », avait ajouté le chef de l’Etat en présence notamment du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, de représentants d’institutions financières, de missions diplomatiques accréditées au Sénégal et de la presse nationale et internationale.

« Nous avons la volonté de lutter contre ce péril et de mobiliser les ressources à notre disposition », a aussi dit le président Abdoulaye Wade qui a décidé de la mise sur pied de trois comités : un comité de lutte, un comité d’homologation des produits chimiques qui seront utilisés et un comité d’action sociale composé des jeunes, de l’administration, des paysans et des éleveurs.

Selon lui, « le Sénégal a déclaré la guerre au criquet pèlerin et y mettra les moyens contre un ennemi qui vient de l’extérieur pour nous anéantir. C’est un phénomène vaste, il n’est pas à la portée de simples civils, il est tout à fait normal de faire appel à l’Armée », a-t-il dit, ajoutant que « c’est l’Armée qui est engagée au premier plan tant par son matériel que par ses hommes ».

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