Le Niger ambitionne d’électrifier 1000 villages chaque année (PM) – china radio international

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Dans le cadre de la généralisation de l’accès à l’énergie pour tous, le Niger ambitionne d’électrifier 1000 villages chaque année, a indiqué le Premier ministre nigérien Brigi Rafini à Abidjan, la capitale ivoirienne, lors du lancement du Groupe des Leaders ouest-africains de l’Energie.

C’est dans cette optique que le Niger a créé en 2013, deux structures l’une en charge de l’Electrification rurale (ANPER) et l’autre œuvrant activement dans l’élaboration et la mise en place du programme électronucléaire appelé « Haute Autorité nigérienne à l’énergie atomique (HANEA) ».

Du reste, le programme politique du président nigérien Mahamadou Issoufou a opté pour l’introduction de l’électronucléaire dans le bouquet énergétique comme solution à long terme non seulement pour le Niger mais aussi pour les pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Il est à souligner que, de nos jours, le Niger connaît, à l’instar de la plupart des pays de l’espace CEDEAO, le problème d’approvisionnement qualitatif et quantitatif en énergie occasionnant un impact négatif sur les activités économiques.

Mais, conformément aux priorités de sa stratégie énergétique, « le Niger a engagé des projets et des réformes majeurs à même de lui permettre de disposer d’un système énergétique fiable, concurrentiel, à faible émission de CO2 d’une part, et de s’inscrire dans la dynamique de la coopération régionale et internationale et d’intégration des marchés et des réseaux régionaux de l’énergie d’autre part », a indiqué M. Rafini.

C’est ainsi qu’en matière d’énergie renouvelable, quatre importants projets hydroélectriques et des projets de centrale solaire aussi bien de grande que de petite puissances ont été engagés en vue d’accroître significativement la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique national.

C’est notamment l’exemple de la Centrale hydroélectrique de Kandadji de 130 MW, sur le fleuve Niger, dans l’ouest du pays, dont les travaux ont démarré, permettra l’économie d’environ 700 000 tonnes de bois énergie.

Par ailleurs, le Niger a engagé la construction d’une centrale thermique diésel de 100 MW, non loin de la capitale. Il projette l’extension de la centrale thermique à charbon de la SONICHAR de 50 MW et la réalisation d’une centrale thermique à charbon à Salkadamna, dans la région de Tahoua (centre) de 600 MW ainsi que celle de la ligne 330 kilovolts dans le cadre du projet d’Echange d’énergie électrique ouest-africain, WAPP.

« Il s’agit pour mon pays de jouer un rôle important dans la coopération énergétique régionale et d’intégrer progressivement le marché nigérien de l’énergie au marché international », a-t-il fait savoir.

En rappel, le Niger dispose d’importantes sources d’énergie, notamment l’uranium (450 000 tonnes de réserves prouvées), le charbon minéral (90 millions de tonnes), le pétrole brut (1,18 milliard de barils en place), le gaz naturel (18,6 milliards de mètres cubes), l’hydroélectricité (286 MW) et l’énergie solaire (6 à 7 kWh/m2/jour), selon le Premier ministre.

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