Burundi : l’OIF réclame des élections fiables et transparentes

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Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) insiste sur la nécessité d’organiser des élections fiables et transparentes au Burundi.

Le CPF, qui réunit les représentants des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), « exhorte » les protagonistes de la crise burundaise « à renouer le dialogue et à œuvrer pour réunir les conditions propices à la tenue d’élections libres, fiables et transparentes », selon un communiqué parvenu vendredi à l’APS.

Il « regrette notamment les conditions dans lesquelles ont été organisées les élections législatives et locales du 29 juin 2015 et déplore la rupture du dialogue politique malgré les efforts des partenaires internationaux ».

Le CPF dit avoir constaté une « crise de la démocratie » et des « violations graves des droits et des libertés » au Burundi, où des dizaines de personnes ont été tuées depuis fin avril, début des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Les membres du Conseil permanent de la Francophonie « appellent l’ensemble des acteurs burundais à engager des actions de désarmement des milices ».

Ils « demandent également à tous les protagonistes de la crise burundaise de faire preuve de responsabilité en privilégiant les aspirations légitimes du peuple burundais à la paix, à la démocratie et au développement ».

En dépit des manifestations hostiles à sa candidature, Pierre Nkurunziza déroule sa campagne en direction de l’élection présidentielle du 15 juillet prochain.

Son gouvernement a maintenu ce scrutin à cette date, malgré les nombreux appels des organisations internationales, dont l’Union africaine et l’Union européenne, à le reporter en raison des violences.

Des ONG estiment que quelque 120 mille Burundais ont fui les violences au Burundi.

Le deuxième vice-président, le président de l’Assemblée nationale et un membre de la commission électorale ont également quitté le pays. Ils disent avoir reçu des menaces pour avoir manifesté leur opposition à la candidature de M. Nkurunziza. Ce dernier a échappé à un coup d’Etat en mai dernier.

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