Burkina Faso/19e Tour du Faso : Jérémie Ouédraogo, héros 2005

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Après onze jours de compétition, la dernière étape du tour du Faso devient toujours une conquête difficile, voire hasardeuse. La 19e édition du tour n’a pas du tout échappé à cette règle. Eprouvés par la distance et le soleil, usés par tant d’efforts, les 89 athlètes encore en compétition avaient besoin de tout leur courage et de tout ce qui leur restait comme énergie pour affronter la dernière épreuve, Saponé- Ouagadougou (92 km). Pour écrire ce dernier acte de l’édition 2005, les 89 coureurs encore en selle prennent le départ peu après 9h. Les attaques vont arriver sans attendre. Vingt-trois (23) coureurs montent à l’assaut.
Naturellement, ce n’est pas le moment de jouer à l’étourdi ou à l’imprudent. Tous les ténors sont là. Aux côtés de Jérémie Ouédraogo, Saïdou Rouamba, leurs principaux hommes de devoir, c’est dire que rien n’est laissé au hasard. Dans les parages, rôde un certain Karel Pattyn qui n’a toujours pas abdiqué. Alors prudence ! Tout le monde répond présent. L’allure monte. On ne souffle pas, on souffre en silence. Gueswendé Hamidou passe à l’attaque et le petit groupe de fuyards est repris, mais on prend les mêmes et on recommence. Cependant, le Belge Christof Marien et Téguimaha Sadrac du Cameroun entendent être parmi les grands du jour. Ils forcent l’allure et laissent pantois un peloton où le leader peut se tenir tranquille. Ces deux fuyards, en aucune façon, ne peuvent déranger son règne.Le tout Ouaga qui était sorti s’inquiète pourtant. Ils veulent tout pour eux seuls. Alors, en fin de compte, les Etalons tentent de réagir.
On le savait imbattable dans le sprint. Cette Christof Marien signe une victoire précieuse à Ouagadougou.

Jérémie Ouédraogo, le roi du Tour 2005. Malheureusement, Mahamadi Sawadogo, celui sur qui on compte quand de telles situations se présentent, a des ennuis mécaniques. On tarde à le dépanner. Hamidou Gueswendé seul veut combler le vide mais la tâche était trop lourde pour ses seules épaules. Lorsqu’il réussira à dompter le sort, il était trop tard. Cette année encore, tout comme en 2004, il était écrit qu’aucun Burkinabè ne remportera l’étape de Ouagadougou. Marien Christof, la fusée belge, pouvait sourire. La chance était de son côté. En effet, le Camerounais Téguimaha Sadrac ne pesait pas lourd dans le duel. A l’arrivée, c’est donc sans surprise que le roi des sprints intermédiaires va boucler les 92 km en 2 h 05 mn 48 s, réalisant une moyenne de 43,80 km/h. Le Camerounais sera tout de même heureux d’être le deuxième de cette étape en or. Le groupe de Jérémie Ouédraogo et Saïdou Rouamba arrive après le vainqueur du jour. Comme ce champion était dans les profondeurs du classement, c’est Jérémie Ouédraogo qui réalise l’exploit avec un cumul de maillots. Christof Marien (Belgique) prend le maillot du vainqueur d’étape (Groupe Fadoul) des mains du gouverneur de la région. Jérémie Ouédraogo reçoit d’abord le maillot jaune du leader des mains du ministre des Sports et des Loisirs qui accompagne Georges Fadoul. Il reçoit ensuite le maillot vert (LONAB), le maillot bleu (ONATEL) et le maillot vert clair (UEMOA) de l’intégration sous régionale.

Le maillot rose des sprints intermédiaires sera à son propriétaire Christof Marien. Le blanc, meilleur jeune est pour Silva Igor Alberto d’Angola. Le maillot rouge (SOFITEX) de la combativité est pour le Camerounais Téguimaha Sadrac. Il recevra également tout comme Christof Marien, un boubou offert par le Mogho Naaba. Ainsi, s’achèvent le suspens et cette belle fête où certains cherchaient juste à boucler la partie.

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